Glossaire

 

Hébreu.

Voir l’article Israël.

Voir Contre la fable d’Esdras 3 (Laf. 953, Sel. 417) et Miracles II (Laf. 857, Sel. 437).

 

Hérésie, Hérétique.

Bouyer Louis, Dictionnaire théologique, p. 297-298. Du grec aïrésis, qui signifie arrachement. C’est une forme particulière du schisme, qui est la séparation du corps de l’Église ; l’hérésie consiste en une séparation, mais par une erreur doctrinale grave et opiniâtre. On appelle hérésiarque l’initiateur d’une hérésie. Le schisme est une séparation de l’Église, pour une raison qui ne relève pas nécessairement de la doctrine.

Encyclopédie saint Augustin, Paris, Cerf, 2005, art. Hérésie, Schisme, p. 688-691. Un croyant peut tomber dans l’erreur mais cette erreur ne devient une hérésie que lorsqu’elle est reconnue comme telle par l’Église et que le croyant y persiste alors qu’il sait qu’elle ne correspond pas à ce que soutient la communauté dans son ensemble. La persistance est un élément essentiel.

Bartmann Bernard, Précis de théologie catholique, I, p. 61-63.

Leduc-Fayette Denise, “La catégorie pascalienne de l’hérésie”, in XVIIe siècle : Mersenne, Descartes, Pascal, Spinoza, Leibniz, Revue philosophique de la France et de l’étranger, n° 23, avril-juin 1995, p. 211-228.

Selon les polémistes du parti jésuite, les jansénistes sont hérétiques : c’est le refrain du P. Annat in Réponses aux Lettres provinciales publiées par le secrétaire du Port-Royal, contre les PP. de la Compagnie de Jésus, Liège, Mathias Hovius, 1658. Le reproche s’accompagne en général de celui de collusion avec les calvinistes.

Les Messieurs de Port-Royal ont toujours soutenu que l’hérésie suppose une séparation volontaire de l’Église ; ils déclaraient qu’eux-mêmes ayant toujours fermement maintenu leur volonté de demeurer dans le sein de l’Église, leurs adversaires n’avaient aucun droit de les traiter ni d’hérétiques, ni en hérétiques. Selon eux l’hérésie janséniste n’existe pas, ce n’est qu’un « fantôme » imaginaire forgé par les jésuites pour les perdre.

Voir Soumission 15 (Laf. 181, Sel. 212), Transition 1 (Laf. 193, Sel. 226), Pensées diverses (Laf. 563, Sel. 470), Perpétuité 3 (Laf. 281, Sel. 313), Preuves de Jésus-Christ 15 (Laf. 313, Sel. 344), etc.

 

Héritage, Héritier.

Lire le dossier thématique sur les règles de l’héritage.

Références : Ordre 7 (Laf. 9, Sel. 43) et Pensées diverses (Laf. 823, Sel. 664).

 

Hérode.

Hérode Antipas.

Robert A. et Feuillet A., Introduction à la Bible, II, Nouveau Testament, Tournai, Desclée, 1959, p. 88. Fils de Hérode le Grand. Il n’est pas roi, mais tétrarque : p. 88. Sa capitale est Tibériade. Il est dominé par Hérodiade. Jean-Baptiste a été condamné pour avoir protesté contre leur mariage. C’est lui le Hérode dont les Évangiles disent qu’il a rencontré Jésus avant sa condamnation. Il finit destitué par Rome et exilé à Lugdunum (Saint Bertrand de Comminges).

Voir Loi figurative 21 (Laf. 266, Sel. 297), Preuves de Jésus-Christ 19 (Laf. 317, Sel. 348), Preuves de Jésus-Christ 22 (Laf. 320, Sel. 351), Prophéties 16 (Laf. 337, Sel. 369), Pensées diverses (Laf. 753, Sel. 623) et Prophéties VIII (Laf. 500, Sel. 737).

 

Héros, Héroïque.

O ridicolosissimo herœ ! (Vanité 34 - Laf. 48, Sel. 81) : voir Pensées, éd. Lafuma, Luxembourg, Notes, p. 14, qui propose une référence à Hermant, Mémoires, Livre XVI, Chapitre IV, éd. Gazier, t. 3, Plon, 1905-1910, p. 250-251. Il s’agit de l’apostrophe à Scaramouche dans la dédicace d’une thèse bouffonne (1657) « dédiée au comédien Scaramouche et affichée à la porte des Augustins » pendant l’Assemblée du clergé. Le farceur italien y est invoqué comme patron des savants, puisque leur profession, à l’instar de toutes les autres, n’est qu’un rôle comique sur le grand théâtre du monde. Le texte déclare que les savants docteurs jouent la comédie.

Voir aussi Preuves de Jésus-Christ 18 (Laf. 316, Sel. 347).

 

Hésiode.

Poète grec auteur d’une Théogonie qui, comme la Bible, raconte les origines du monde (VIIIe siècle avant Jésus-Christ).

Origène, Contre Celse, IV, XXXIX, reproche à Celse d’affirmer que Hésiode, entre autres auteurs, est « plus ancien que Moïse », alors que ce dernier a écrit « longtemps avant la guerre de Troie ».

Voir Preuves par les Juifs I (Laf. 451, Sel. 691).