Pensées de Blaise Pascal

    

Fragment Grandeur n° 1 / 14 – Papier original : RO 229-6

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : Grandeur n° 142 p. 37 bis / C2 : p. 57

Éditions savantes : Faugère I, 203, LXXV / Havet XXV.11 / Brunschvicg 342 / Tourneur p. 194-2 / Le Guern 96 / Lafuma 105 / Sellier 137

 

 

 

Si un animal faisait par esprit ce qu’il fait par instinct, et s’il parlait par esprit ce qu’il parle par instinct pour la chasse et pour avertir ses camarades que la proie est trouvée ou perdue, il parlerait bien aussi pour des choses où il a plus d’affection, comme pour dire : rongez cette corde qui me blesse et où je ne puis atteindre.

 

 

 

La preuve de la grandeur de l’homme s’appuie sur la comparaison de sa nature avec celle de l’animal, que Pascal conçoit, comme Descartes, sur le modèle d’une machine. Pascal recourt ici à l’argument selon lequel les bêtes ne sont pas capables d’invention verbale.

 

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Fragments connexes

 

Grandeur 8 (Laf. 112, Sel. 144). Instinct et raison, marques de deux natures.

Pensées diverses (Laf. 738, Sel. 617). L’histoire du brochet et de la grenouille de Liancourt...

Instinct pour la chasse correspond à animum arcendi de Contrariétés 10 (Laf. 127, Sel. 160).

Pensées diverses (Laf. 685, Sel. 564). Gloire. Les bêtes ne s’admirent point…

 

Mots-clés : Esprit Instinct Animal Langage.