Fragment Morale chrétienne n° 15 / 25  – Papier original : RO 412-4

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : Morale n° 364 p. 179 / C2 : p. 212

Éditions savantes : Faugère I, 207, LXXXIX / Havet XXV.67 / Brunschvicg 496 / Tourneur p. 292-4 / Le Guern 346 / Lafuma 365 / Sellier 397

 

 

 

L’expérience nous fait voir une différence énorme entre la dévotion et la bonté.

 

 

Le mot dévotion, sous la plume des écrivains de Port-Royal, est rarement pris en sens laudatif. Il désigne en général un zèle religieux peu éclairé, et qui n’est pas nécessairement suscité par l’amour de charité. Pascal insère dans la liasse Morale chrétienne un des enseignements qu’il a pu tirer de la querelle des Provinciales : la dévotion est souvent très différente de la vraie foi ; elle se concilie souvent avec un attachement superstitieux aux cérémonies, et parfois avec des pratiques directement contraires à ce que l’on attendrait d’un chrétien.

 

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Fragments connexes

 

Raisons des effets 9 (Laf. 90, Sel. 124). Raison des effets.

Gradation. Le peuple honore les personnes de grande naissance, les demi-habiles les méprisent disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple mais par la pensée de derrière. Les dévots qui ont plus de zèle que de science les méprisent malgré cette considération qui les fait honorer par les habiles, parce qu’ils en jugent par une nouvelle lumière que la piété leur donne, mais les chrétiens parfaits les honorent par une autre lumière supérieure.

Ainsi se vont les opinions succédant du pour au contre selon qu’on a de lumière.

Conclusion 1 (Laf. 377, Sel. 409). Qu’il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer.

 

Mots-clés : BontéDévotionExpérience.