Fragment Vanité n° 25 / 38 – Papier original : RO 23-5

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : Vanité n° 45 p. 91 / C2 : p. 23

Éditions savantes : Faugère II, 75, III / Havet I.1 ter / Brunschvicg 71 / Tourneur p. 172-3 / Le Guern 35 / Maeda I p. 178 / Lafuma 38 / Sellier 72

 

 

 

Trop et trop peu de vin.

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Ne lui en donnez pas, il ne peut trouver la vérité. Donnez‑lui en trop, de même.

 

 

L’exemple du vin qui fortifie et qui abrutit à la fois marque l’incapacité où se trouve l’homme d’assigner le point d’équilibre entre des excès qui conduisent tous deux à une même impuissance. Cet argument sceptique contribue à montrer la vanité de l’homme.

 

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Fragments connexes

 

Vanité 9 (Laf. 21, Sel. 55). Si on est trop jeune on ne juge pas bien, trop vieil de même.

Vanité 22 (Laf. 35, Sel. 69). Que celui-là boit bien, que celui-là boit peu : voilà ce qui fait les gens sobres et ivrognes, soldats, poltrons, etc.

Vanité 28 (Laf. 41, Sel. 75). Quand on lit trop vite ou trop doucement on n'entend rien.

Transition 4 (Laf. 199, Sel. 230). Nos sens n'aperçoivent rien d'extrême, trop de bruit nous assourdit, trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue.

Pensées diverses (Laf. 723, Sel. 601). 2 Infinis. Milieu. Quand on lit trop vite ou trop doucement on n'entend rien. 

 

Mots-clés : VinVéritéTrop.