Fragment Vanité n° 28 / 38 – Papier original : RO 23-7

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : Vanité n° 48 p. 82 / C2 : p. 23

Éditions savantes : Brunschvicg 69 / Tourneur p. 173-3 / Le Guern 38 / Maeda II p. 4 / Lafuma 41 / Sellier 75

 

 

 

Quand on lit trop vite ou trop doucement on n’entend rien.

 

 

 

Cette observation qui fait partie des « entretiens ordinaires de la vie » ne semble pas être immédiatement liée au motif de la vanité. Mais le rapport avec la vanité est visible si l’on intègre ce fragment au motif du trop et trop peu, et de l’impossibilité de trouver le juste milieu, qui appuie l’argument de l’inconstance de l’homme.

 

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Fragments connexes

 

Vanité 9 (Laf. 21, Sel. 55), pour le thème du trop et trop peu.

Vanité 25 (Laf. 38, Sel. 72). Trop et trop peu de vin. Ne lui en donnez pas, il ne peut trouver la vérité. Donnez‑lui en trop, de même.

Transition 4 (Laf. 199, Sel. 230). Bornés en tout genre, cet état qui tient le milieu entre deux extrêmes se trouve en toutes nos puissances. Nos sens n’aperçoivent rien d’extrême, trop de bruit nous assourdit, trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue. Trop de longueur et trop de brièveté de discours l’obscurcit, trop de vérité nous étonne. [...] Les premiers principes ont trop d’évidence pour nous ; trop de plaisir incommode, trop de consonances déplaisent dans la musique, et trop de bienfaits irritent. [...] Nous ne sentons ni l’extrême chaud, ni l’extrême froid. Les qualités excessives nous sont ennemies et non pas sensibles, [...]. Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêche l’esprit ; trop et trop peu d’instruction.

Pensées diverses (Laf. 723, Sel. 601). 2 Infinis. Milieu. Quand on lit trop vite ou trop doucement on n’entend rien.

 

Mots-clés : LectureTropEntendre.