Fragment connu par l’édition de Port-Royal de 1670 – Le papier original est perdu

Copies manuscrites du XVIIe s. : absent de C1 et C2

Éditions de Port-Royal : chap. XV - Preuves de Jésus-Christ par les prophéties : 1669 et janv. 1670 p. 126 / 1678 n° 17 p. 126-127

Éditions modernes : Havet XVIII.14 / Brunschvicg 727 (n. 5) / Lafuma 487 (note) / Sellier 2010, p. 586

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Transcription savante (origine : éditions de Port-Royal 1669-1670, p. 126)

 

 

 Quand il est parlé du Messie, comme grand & glorieux, il est visible que c’est pour juger le monde, & non pour le rachetter. (en marge : Is. 65. 15. 16.)

 

 

 

Premières éditions et copies des XVIIe - XVIIIe siècles et du début du XIXe

 

Dans les éditions de Port-Royal dès 1669 :

 

 

Edition préoriginale de 1669 (BnF Res 21374).

 

1ère édition de 1670 (BnF Res DE 21375).

 

Edition de 1671, p. 121-122.

Edition de 1678, p 126-127.

 

Le texte a été publié dans toutes les éditions de Port-Royal, sauf par Condorcet (1776 et 1778) :

Selon Jean Mesnard, “Sur une « nouvelle pensée » de Pascal, authentique ou fabriquée ?”, in Courrier du CIBP n° 28, Clermont-Ferrand, 2006, p. 27-36, à propos de l’histoire de l’édition de Port-Royal et la fin du Privilège octroyé à Desprez, « [...] le seul [parmi Condorcet, Bossut et Renouard] dont l’édition ait été commandée par une véritable idée directrice a été Condorcet. Mais cette idée était philosophique : il s’agissait de prolonger la critique de Voltaire contre Pascal, et, [...] de dénigrer le chrétien. D’où des coupes sombres pratiquées dans les pensées à contenu religieux et, notamment, biblique, placées d’ailleurs à la fin de son volume. Condorcet n’a que mépris pour l’argument prophétique. Des innombrables fragments que Pascal lui consacre, il ne conserve à peu près rien. Or c’est précisément à cette catégorie qu’appartenait la « nouvelle pensée » [...] ».

Puis il a disparu de l’édition Faugère (1844), édition dont les sources sont principalement les papiers originaux, les Copies C1 et C2 et quelques copies (Périer, Montempuis, etc.).

E. Havet le signale en note dans son édition de 1852 (art. XVIII, 5, n. 1, p. 246), à propos du texte qui le précède dans l’édition de Port-Royal (Les prophéties qui prédisent le temps, ne le prédisent que maître des Gentils, et souffrant, et non dans les nuées, ni juge. Et celles qui le représentent ainsi jugeant et glorieux, ne marquent point le temps (Prophéties V - Laf. 488, Sel. 734)  : « P. R. rapproche de ces pensées celle-ci, qui ne se retrouve pas dans les manuscrits : « Quand il est parlé du Messie comme grand et glorieux, il est visible que c’est pour juger le monde, et non pour le racheter. » P. R. renvoie en marge à Isaïe, LXVI, 15, 16. [...] ». Nota : en fait Havet corrige la référence biblique, car P. R. renvoie à Isaïe, 65 et non à Isaïe, 66 dont les versets sont plus proches du texte. Dans son édition de 1866 (art. XVIII, 14), Havet intègre le fragment dans sa transcription de Prophéties V, à la suite du paragraphe Les prophéties qui prédisent le temps [...] Et celles qui le représentent ainsi jugeant et glorieux, ne marquent point le temps, mais sans le renvoi à Isaïe.

L. Brunschvicg supprime le texte dans son édition de 1904 (n° 727) mais le signale en note (n° 5, p. 187) : « Port-Royal publie à la suite de cette remarque la réflexion suivante : Quand il est parlé du Messie [...]. Elle a été incorporée au texte de Pascal par tous les éditeurs, sauf M. Molinier ; mais ni le manuscrit ni les Copies n’en portent trace. ».

L. Lafuma le signale dans les notes de l’édition de 1951, p. 91 (Laf. 487) : « § 9. L’édition de Port-Royal complète ainsi : « Quand il est parlé du Messie [...] ».

 

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