Dossier thématique : Le cœur

 

 

Gouhier Henri, Blaise Pascal. Conversion et apologétique, p. 60 sq., remarque que les premières lignes de Grandeur 6 (Laf. 110, Sel. 142), Le cœur sent qu’il y a trois dimensions, témoignent que, sous la plume de Pascal ici, le mot cœur n’appartient plus, comme c’est le cas ordinairement, « au vocabulaire de la vie dévote ».

Davidson Hugh, The origins of certainty..., p. 106 sq. Pascal parle du cœur comme d’un réceptacle, ou comme d’une faculté.

Miel Jan, Pascal and theology, p. 157 sq. Le cœur n’est pas une faculté au sens usuel du terme ; c’est plutôt un espace vide capable de la charité quand la grâce est présente, mais plein d’ordure quand elle ne l’est pas. C’est aussi l’organe de la concupiscence, où le mensonge et l’hypocrisie trouvent leur racine : p. 159. Le cœur est structuré par des capacités qui peuvent s’appeler nature humaine : un corps incliné par les habitudes, un esprit qui forme des jugements, et une volonté qui doit aimer : p. 160.

Pascal définit le cœur de manière large et plus compréhensive que la plupart des auteurs contemporains. Cœur est le plus souvent rapporté à l’affectivité seule. Voir par exemple Lafond Jean, La Rochefoucauld. Augustinisme et littérature, p. 26 sq., sur le cœur et l’amour propre. Pascal étend ici le sens du mot au domaine de la pensée spéculative, sans pour autant exclure l’affectivité.

La notion de cœur a une origine non seulement augustinienne, mais biblique. Voir sur ce point Sellier Philippe, Pascal et saint Augustin, p. 117 sq. Le mot hébreu lêb est rendu par kardia dans le grec des Septante et par cor dans la Vulgate. Il désigne le principe de vie chez l’homme, et le centre de ses facultés spirituelles, aussi bien de l’activité intellectuelle que de l’activité de la volonté. La Bible parle du cœur mauvais de l’homme. Dans la Bible, le cœur représente donc « le dynamisme intérieur de la personne dans la multiplicité de ses actes, sans que soit établie de séparation claire entre le corporel et le spirituel ni entre les facultés » : ibid., p. 120. Voir dans le même sens ce qu’écrit Russier Jeanne, La foi selon Pascal, I, p. 153 sq., sur la référence à la Bible pour définir le cœur : le cœur est le fond de l’être, ce qu’il y a en lui d’essentiel et d’intime, le fond de la volonté : p. 156-157.

Dans l’œuvre de saint Augustin, le mot cœur cesse de désigner l’activité physiologique de la nature humaine ; le mot prend un sens très nettement métaphorique, pour désigner le dynamisme spécifique de l’âme rationnelle, douée d’une orientation bonne ou mauvaise. Voir Saint Augustin, De natura et origine animae, Œuvres, XXII, Bibliothèque augustinienne, p. 835, la note sur le cœur et la pensée chez saint Augustin.

 

Pascal hérite de cette inspiration.

Voir Preuves de Jésus-Christ 1 (Laf. 298, Sel. 329), et Mesnard Jean, Les Pensées de Pascal, 1e éd., p. 88-89, analyse du sens des mots principes, cœur, et sentiment dans ce fragment. Le cœur, faculté des principes, est caractérisé par l’immédiateté du sentiment, d’ordre instinctif et nécessaire ; son caractère naturel et spontané : p. 89. Le cœur et l’expérience : p. 89.

Laporte Jean, Le cœur et la raison selon Pascal, p. 50 sq. Le domaine du cœur couvre à peu près tout champ de la vie psychologique et mentale. Le cœur intervient dans la foi : p. 50 sq. Dans la morale : p. 67 sq. Dans le goût esthétique : p. 72. Le sentiment intervient aussi dans la science, dans la mesure où les « propositions géométriques deviennent sentiments », mais surtout en ce que le sentiment est à la base de la géométrie et de toute science en général parce qu’il en donne les principes fondamentaux : p. 80. Définition du cœur : p. 86 sq. Le cœur est-il identique à la volonté ? : p. 86 sq. Peut-il se ramener à la raison ? p. 101. La véritable notion du cœur : p. 111. Le cœur se définit comme le fond de la volonté : p. 113.

 

Cœur, sentiment et intuition

 

Le mode de la connaissance donnée par le cœur est le sentiment ou l’instinct, c’est-à-dire une intuition immédiate. Cœur et raison sont d’ordre et de nature différents. Le cœur procède par sentiment immédiat, la raison par enchaînement de propositions et démonstration.

Sellier Philippe, Pascal et saint Augustin, p. 537. L’activité de connaissance du cœur.

Laporte Jean, Le cœur et la raison selon Pascal, p. 50 sq. Comment le sentiment intervient dans la science : p. 80.

C’est pourquoi Pascal peut écrire dans le fragment Preuves par discours I (Laf. 423, Sel. 680), que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

L’insuffisance des connaissances du cœur tient à ce que les idées et les principes qu’il fournit ne sont appuyées sur aucune raison, sinon sur le fait que l’homme les trouve en lui-même, et qu’il ne peut penser sans elles. Voir Preuves par discours I (Laf. 418, Sel. 680) : Notre âme est jetée dans le corps où elle trouve nombre, temps, dimensions, elle raisonne là-dessus et appelle cela nature, nécessité, et ne peut croire autre chose.

On ne peut pas régler le cœur : voir Raisons des effets 18 (Laf. 100, Sel. 133). Raison des effets.

Épictète. Ceux qui disent : vous (avez) mal à la tête, ce n’est pas de même. On est assuré de la santé, et non pas de la justice, et en effet la sienne était une niaiserie.

Et cependant il la croyait démontrer en disant ou en notre puissance ou non.

Mais il ne s’apercevait pas qu’il n’est pas en notre pouvoir de régler le cœur, et il avait tort de le conclure de ce qu’il y avait des chrétiens.

Mais ce manque de garantie et de critère de vérité fait qu’il est très facile de confondre les notions du cœur des productions de l’imagination et de la fantaisie.

Laporte Jean, Le cœur et la raison selon Pascal, p. 119 sq. Valeur de la connaissance par le cœur. L’insuffisance du sentiment, qui tient au fait qu’il est difficile à discerner de la fantaisie : p. 123.

Laf. 975, Sel. 739. Les hommes prennent souvent leur imagination pour leur cœur; et ils croient être convertis dès qu’ils pensent à se convertir.

Laf. 530, Sel. 455. Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.

Mais la fantaisie est semblable et contraire au sentiment; de sorte qu’on ne peut distinguer entre ces contraires. L’un dit que mon sentiment est fantaisie, l’autre que sa fantaisie est sentiment. Il faudrait avoir une règle. La raison s’offre mais elle est ployable à tous sens.

Lacombe Roger, L’apologétique de Pascal, p. 44.

Delassault Geneviève, Choix de lettres... de Lemaistre de Sacy, p. 22. Lettre de Le Maistre de Sacy du mardi 20 août 1652 à de Bagnols. « Être persuadé de cette vérité, non seulement dans les paroles, mais dans l’esprit, non seulement dans l’esprit, mais dans le cœur, c’est le plus grand bonheur ce me semble qui nous puisse arriver en cette vie ».

Méré, Conversations, éd. Boudhors, p. 5. Ne pouvoir plaire longtemps sur les sujets qui sentent l’instruction, qui agitent l’esprit sans émouvoir le cœur. Pour bien parler au cœur, il faut laisser l’esprit tranquille, ou du moins ne pas le tourmenter.

Voir dans Francis Raymond, Les Pensées de Pascal en France de 1842 à 1942, Essai d’étude historique et critique, Paris, Nizet, 1959, p. 482-483, une série de citations d’auteurs résumant leur interprétation du terme sentiment.

 

Le cœur comme « faculté des fins » et la volonté

 

Le cœur n’est pas seulement la faculté des principes, c’est aussi celle des fins, en ce sens que, de manière aussi immédiate et naturelle qu’il impose les principes (c’est-à-dire les points de départ du raisonnement), il définit les fins de la volonté prise au sens le plus large, c’est-à-dire les objets que l’homme aime et recherche.

Lorsque Pascal dit que Dieu est sensible au cœur, cela veut dire à la fois que la pensée le prend comme principe, et que la volonté le prend pour fin.

Le cœur peut prendre pour fin soit Dieu, soit le moi, selon qu’il est entraîné par la charité ou par la concupiscence.

Preuves par discours I (Laf. 423, Sel. 680). Je dis que le cœur aime l’être universel naturellement et soi‑même naturellement, selon qu’il s’y adonne, et il se durcit contre l’un ou l’autre à son choix. Vous avez rejeté l’un et conservé l’autre ; est-ce par raison que vous vous aimez ?

C’est en fonction de ce que le cœur pose comme fin, que les choses se présentent à lui comme amies ou ennemies, selon qu’elles permettent d’obtenir cette fin ou qu’elles s’y opposent.

Prophéties VIII (Laf. 502, Sel. 738). Car il y a deux principes qui partagent les volontés des hommes la cupidité et la charité. Ce n’est pas que la cupidité ne puisse être avec la foi en Dieu et que la charité ne soit avec les biens de la terre, mais la cupidité use de Dieu et jouit du monde, et la charité au contraire.

Or la dernière fin est ce qui donne le nom aux choses ; tout ce qui nous empêche d’y arriver est appelé ennemi. Ainsi les créatures, quoique bonnes, seront ennemies des justes quand elles les détournent de Dieu, et Dieu même est l’ennemi de ceux dont il trouble la convoitise.

Ainsi le mot d’ennemi dépendant de la dernière fin, les justes entendaient par là leurs passions et les charnels entendaient les Babyloniens, et ainsi ces termes n’étaient obscurs que pour les injustes.

Russier Jeanne, La foi selon Pascal, I, p. 153 sq. Le cœur n’est autre chose que la volonté, la tendance à aimer. L’intervention de la volonté, blâmable partout ailleurs, est bonne et indispensable dans la croyance. Le cœur peut être considéré comme le point d’insertion de la grâce dans l’activité humaine. L’inspiration est l’action de Dieu, qui fait naître ce sentiment dans le cœur, p. 155. Inspirer et incliner représentent deux aspects complémentaires d’une même opération. Les deux expressions le cœur sent Dieu et la foi est un don de Dieu sont équivalentes. Le cœur aime naturellement l’être universel ; l’œuvre de l’apologiste est de réveiller cette tendance à l’infini : p. 174.

Sellier Philippe, Port-Royal et la littérature, II, p. 12.

 

Le cœur et l’esprit de finesse

 

Quoiqu’en disent certains commentateurs, le cœur n’a rien de commun avec l’esprit de finesse. Comme l’indique bien J. Mesnard, l’esprit de finesse est de structure géométrique, c’est-à-dire qu’il procède par raisonnement en tirant des conséquences à partir de principes. La différence entre cet esprit est l’esprit de géométrie, c’est que l’esprit de finesse s’appuie sur des principes nombreux et ténus, et s’applique généralement aux réalités humaines et sociales. Le seul point qui rapproche esprit de finesse et cœur, c’est que comme l’esprit de finesse agit très rapidement, il semble procéder par intuition, et paraît ainsi révéler des vérités comme par instinct. Mais en réalité, le rapprochement est purement artificiel, et ne répond nullement à la pensée de Pascal.

 

Droz Edouard, Étude sur le scepticisme de Pascal, p. 83 sq. « Le cœur, dans le sens que Pascal donne ici à ce mot, c’est la volonté purifiée ; la volonté charnelle pour parler encore son langage, est moins parfaite sans doute, mais du même ordre. »

Magnard Pierre, Le vocabulaire de Pascal, Paris, Ellipses, 2001, p. 8-9.

Gouhier Henri, Blaise Pascal. Conversion et apologétique, p. 54. Acceptions du mot cœur. La racine du sens est dans le inclina cor meum Deus : p. 55 sq. Sur le fragment Laf. 110, voir p. 60. Il ne faut pas superposer que le couple cœur-preuve de la géométrie et cœur-preuve de la religion : p. 65. Le cœur n’est pas une faculté naturelle de connaître. Voir le catalogue des interprétations : p. 65-66. Comment serait-ce le même cœur qui connaît les principes et qui aimerait Dieu ? p. 69.

Russier Jeanne, La foi selon Pascal, I, p. 153 sq. Voir p. 156, la référence à la Bible pour définir le cœur : le cœur est le fond de l’être, ce qu’il y a en lui d’essentiel et d’intime, le fond de la volonté : p. 157. Le siège de l’amour ; il s’oppose à l’esprit comme connaissance toute spéculative de la vérité : p. 158. Pour Pascal, les mots de cœur et de volonté sont interchangeables : p. 159. Pascal ne considère pas la volonté comme une faculté abstraite de choix entre les différentes possibilités d’action ; elle se définit par son contenu ; notre volonté, c’est notre nature même, habitudes et désirs, qui tendent à se satisfaire : p. 160. Cœur et connaissance : p. 162-163. L’appréciation des valeurs esthétiques n’est qu’un cas particulier des intuitions de l’amour : p. 164.

Lacombe Roger, L’apologétique de Pascal, p. 41 sq. Le cœur organe de la vie affective et active : p. 41. Organe du désir et de l’amour : p. 41-42. Le cœur organe de connaissance : p. 42.

McKenna Antony, “Pascal : le cœur et les passions”, in Libertinage et philosophie au XVIIe siècle, 4. Gassendi et les gassendistes et Les passions libertines, Saint-Etienne, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2000, p. 209-217.

Sellier Philippe, Pascal et saint Augustin, p. 537 sq. L’activité de connaissance du cœur.

Certains commentateurs ont donné du cœur une définition moins accessible.

Marin Louis, La critique du discours, p. 265 sq. Le cœur et « l’âme jetée dans le corps » : p. 265. Le cœur comme donné primitif qui est à la fois présentation et voilement de la chose, don et retrait en soi-même de ce don, présence et absence : p. 266. « Le cœur est le sens dans la double acception du mot, signification qui accède à la dicibilité, mais comme un donné ; non pas position mais factum, effet du sens, de la chair sensible ; l’âme jetée dans le corps, sens de la grandeur » : p. 266. Comprenne qui pourra.

Kolakowski Leszek, Dieu ne nous doit rien, Brève remarque sur la religion de Pascal et l’esprit du jansénisme, Paris, Albin Michel, 1997, p. 192 sq.

Michon Hélène, L’ordre du cœur. Philosophie, théologie et mystique dans les Pensées de Pascal, Paris, Champion, 2007, p. 286 sq. Le cœur, faculté de disproportion.

Mesnard Jean, « Pascal ou la maîtrise de l’esprit », Bulletin de la Société française de philosophie, n° 3, 2008, p. 1-38. Sur le cœur, voir p. 10 sq.

Guion Béatrice, Pierre Nicole moraliste, Paris, Champion, 2002, p. 145 sq. Le fond du cœur. Le cœur appartient toujours chez Nicole au non connu.

 

La nécessité de redressement du cœur pour la conversion

 

Russier Jeanne, La foi selon Pascal, I, p. 176 sq.

Sellier Philippe, Port-Royal et la littérature, II, p. 12. Le cœur nouveau. Le cœur avant la conversion est pris dans l’amour fiévreux des réalités éphémères : p. 13. Repli narcissique sur l’intérêt propre. La découverte de l’amour de Dieu s’accompagne du sentiment de plus en plus vif des médiocrités passées et du passage progressif de mobiles encore largement égoïstes et serviles à la crainte délicate de blesser quelqu’un qu’on aime : p. 14-15.

 

L’ordre du cœur

 

Preuves de J.-C. 1 (Laf. 298, Sel. 329). L’ordre.

Contre l’objection que l’Écriture n’a pas d’ordre.

Le cœur a son ordre, l’esprit a le sien qui est par principe et démonstration. Le cœur en a un autre, on ne prouve pas qu’on doit être aimé en exposant d’ordre les causes de l’amour, cela serait ridicule.

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J.-C., saint Paul ont l’ordre de la charité, non de l’esprit, car ils voulaient échauffer, non instruire.

Saint Augustin de même, cet ordre consiste principalement à la digression sur chaque point qui a rapport à la fin pour la montrer toujours.

 

Bibliographie

 

FRANCIS Raymond, Les Pensées de Pascal en France de 1842 à 1942, Essai d’étude historique et critique, Paris, Nizet, 1959, p. 469-476 ; voir une série de citations d’auteurs résumant les interprétations du terme cœur que l’on trouve chez les différents critiques.

GOUHIER Henri, Blaise Pascal. Conversion et apologétique, Paris, Vrin, 1986, p. 54 sq.

LAFUMA Louis, “L’ordre de l’esprit et l’ordre du cœur”, Recherches des sciences religieuses, XLVI, 1958, p. 416-420.

LAPORTE Jean, Le cœur et la raison selon Pascal, Paris, Elzévir, 1950.

McKENNA Antony, “Pascal : le cœur et les passions”, in Libertinage et philosophie au XVIIe siècle, 4. Gassendi et les gassendistes et Les passions libertines, Saint-Etienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2000, p. 209-217.

McKENNA Antony, “Pascal et le cœur”, Courrier du CIBP, 16, Clermont-Ferrand, 1994, p. 9 sq.

MESNARD Jean, “Le thème des trois ordres dans l’organisation des Pensées”, in HELLER Lane M. et RICHMOND Ian M. (dir.), Pascal. Thématique des Pensées, p. 50.

MESNARD Jean, Les Pensées de Pascal, 2e édition, Paris, SEDES-CDU, 1993.

MICHON Hélène, « Les raisons du cœur », in Les Pensées de Pascal : interprètes et éditeurs en débat, Revue des sciences philosophiques et théologiques, tome 93, n° 1, janvier-mars 2009, Paris Vrin, 2009, p. 47-58.

MICHON Hélène, L'Ordre du cœur (philosophie, théologie et mystique dans les Pensées de Pascal), Champion, Paris, 1996, 382 p.

PRIGENT Jean, “La réflexion pascalienne sur les principes”, Mélanges de littérature française offerts à M. René Pintard, Strasbourg, Centre de Philologie et de littérature romanes, Klincksieck, Paris, 1975, p. 117-128. Voir p. 125.

SELLIER Philippe, “Imaginaire et théologie : le “cœur” chez Pascal”, Cahiers de l’Association Internationale des Etudes françaises, n° 40, mai 1988, p. 285-296.

SELLIER Philippe, Essais sur l’imaginaire classique. Pascal, Racine, Précieuses et moralistes, Fénelon, Paris, Champion, 2003. Voir p. 157-164, sur le cœur chez Pascal.

SELLIER Philippe, Pascal et saint Augustin, Paris, Colin, 1970, p. 117 sq. Cœur dans la Bible : p. 118. Cœur chez saint Augustin : p. 121 sq. Cœur chez Pascal : p. 125. Voir p. 537 sq.

SHIOKAWA Tetsuya, “Justus ex fide vivit et fides ex auditu : deux aspects de la foi dans l’apologétique pascalienne”, in MEURILLON Christian (dir.), Pascal, l’exercice de l’esprit, Revue des Sciences Humaines, 244, 1996, p. 159-178.

 

Nous vous signalons aussi :

 

ADORNO Francesco Paolo, Pascal, Paris, Belles Lettres, 2000, p. 46 sq.

BAUDOUIN Ch., Blaise Pascal ou l’ordre du cœur, Paris, Plon, 1962, 182 p. Voir p. 27-37, « Découverte du cœur ».

BAUDOUIN Charles, « Pascal et la découverte du cœur », Action et pensée, mars 1960, p. 1-9.

CHEVALIER Jacques,“La méthode de connaître d’après Pascal”, in Etudes sur Pascal, Revue de Métaphysique et de Morale, 1923, p. 53-86.

D’ORLIAC Jeanne, Le cœur humain, inhumain, surhumain de Blaise Pascal, La Baudinière, Paris, 1931, 254 p.

DAVIDSON Hugh, The origins of certainty. Means and meanings in Pascal’s Pensées, Chicago and London, The University of Chicago Press 1979, p. 42 sq., p. 106 sq.

DROZ Edouard, Etude sur le scepticisme de Pascal, Paris, Alcan, 1886, p. 83 sq.

GIOCANTI Sylvia, Penser l'irrésolution..., Paris, Champion, 2001, p. 202.

HARRINGTON Thomas, Pascal philosophe. Une étude unitaire de la Pensée de Pascal, Paris, SEDES, 1982, p. 89 sq.

HARRINGTON Thomas, Vérité et méthode dans les Pensées de Pascal, Paris, Vrin, 1972, p. 126 sq.

KOLAKOWSKI Leszek, Dieu ne nous doit rien, Brève remarque sur la religion de Pascal et l’esprit du jansénisme, Paris, Albin Michel, 1997, p. 192 sq.

LACOMBE Roger, L'apologétique de Pascal, Paris, Presses Universitaires de France, 1958, p. 41.

LAFOND Jean, La Rochefoucauld. Augustinisme et littérature, Paris, Klincksieck, 1977, p. 26 sq.

LE GUERN Michel et Marie-Rose, Les Pensées de Pascal. De l'anthropologie à la théologie, Paris, Larousse, 1972, p. 67 sq.

LEDUC-FAYETTE Denise, “De la “volonté-cœur”. Le Pascal de Ravaisson”, in LEDUC-FAYETTE Denise, Pascal au miroir du XIXe siècle, Paris, Editions universitaires, Mame, 1993, p. 51-66.

MAGNARD Pierre, Pascal ou l'art de la l’art de la digression, Paris, Ellipses, 1997, p. 50 sq.

MIEL Jan, Pascal and theology, Baltimore and London, The John Hopkins Press, 1969, p. 157 sq. Voir p. 165, l’analyse du fragment Laf. 110, Sel. 142.

PALASAN Daniela, Le cœur chez Pascal, Bucarest, Crater, 1999.

PERATONER Alberto, “Blaise Pascal e la ragioni del cuore”, Rivista di filosofia neo-scolastica, Università cattolica del Sacro Cuore, Milano, 2/3, Anno LXXXIX, aprile-settembre 1997, p. 317-337.

PIEMONTESE Filippo, “Il “cuore” di Pascal e il razionalisme in filosofia”, Giornale di metafisica, 15 marrzo-giugno 1966.

RUSSIER Jeanne, La foi selon Pascal, I, Paris, Presses Universitaires de France, 1949, p. 153 sq.

SELLIER Philippe, Port-Royal et la littérature, II, Paris, Champion, 2000, p. 12. Le cœurnouveau.

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Sources augustiniennes

 

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LAFOND Jean, La Rochefoucauld. Augustinisme et littérature, Paris, Klincksieck, 1977, p. 26 sq.

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SELLIER Philippe, Pascal et saint Augustin, p. 121 sq. Le cœur chez saint Augustin.