Pensées de Blaise Pascal

    

Pensées diverses II – Fragment n° 36 / 37 – Papier original : RO 47-7

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : n° 114 p. 361  / C2 : p. 317 v°

Éditions de Port-Royal : Chap. XXIV - Vanité de l’homme : 1669 et janvier 1670 p. 185 / 1678 n° 6 p. 180-181

Éditions savantes : Faugère II, 81, VII / Havet II.4 / Brunschvicg 411 / Tourneur p. 94-4 / Le Guern 540 / Lafuma 633 (série XXIV) / Sellier 526

 

 

 

Malgré la vue de toutes nos misères qui nous touchent, qui nous tiennent à la gorge, nous avons un instinct que nous ne pouvons réprimer, qui nous élève.

 

 

Ce fragment applique le principe implicite dans le fragment Contrariétés 11 (Laf. 128, Sel. 161), Deux choses instruisent l’homme de toute sa nature, l’instinct et l’expérience, à la connaissance que l’homme peut avoir de sa misère et de sa dignité.

 

Analyse détaillée...

 

Fragments connexes

 

Voir les liasses Misère, Raisons des effets et Grandeur.

Contrariétés 11 (Laf. 128, Sel. 161). Deux choses instruisent l’homme de toute sa nature, l’instinct et l’expérience.

A P. R. 1 (Laf. 149, Sel. 182). Voilà l’état où les hommes sont aujourd’hui. Il leur reste quelque instinct impuissant du bonheur de leur première nature, et ils sont plongés dans les misères de leur aveuglement et de leur concupiscence qui est devenue leur seconde nature.

 

Mots-clés : ÉlévationInstinctMisèreVue.