Dossier de travail - Fragment n° 21 / 35  – Papier original : RO 77-3

Copies manuscrites du XVIIe s. : C1 : n° 18 p. 195 v° / C2 : p. 7

Éditions de Port-Royal : Chap. XXVIII - Pensées Chrestiennes : 1669 et janvier 1670 p. 272  /

1678 n° 74 p. 264

Éditions savantes : Faugère II, 79, III / Havet XXIV.48 / Brunschvicg 174 / Tourneur p. 304-1 / Le Guern 382 / Lafuma 403 / Sellier 22

 

 

 

Misère.

 

Salomon et Job ont le mieux connu et le mieux parlé de la misère de l’homme, l’un le plus heureux et l’autre le plus malheureux, l’un connaissant la vanité des plaisirs par expérience, l’autre la vérité des maux.

 

 

Pascal reprend dans ce fragment l’évocation des deux types humains et littéraires dont il a brièvement indiqué dans Misère 18 (Laf. 69, Sel. 103) qu’ils incarnaient le plus parfaitement la misère de la condition humaine, dont ils sont en quelque sorte les porte-parole, comme l’a été Montaigne pour la vanité de l’homme.

 

Analyse détaillée...

 

Fragments connexes

 

Misère 18 (Laf. 69, Sel. 103). Misère.

Job et Salomon.

Misère 24 (Laf. 75, Sel. 110). L’Ecclésiaste montre que l’homme sans Dieu est dans l’ignorance de tout et dans un malheur inévitable, car c’est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir. Or il veut être heureux et assuré de quelque vérité. Et cependant il ne peut ni savoir ni ne désirer point de savoir. Il ne peut même douter.

Preuves de Jésus-Christ 6 (Laf. 303, Sel. 334). Un artisan qui parle des richesses, un procureur qui parle de la guerre, de la royauté, etc., mais le riche parle bien des richesses, le roi parle froidement d’un grand don qu’il vient de faire, et Dieu parle bien de Dieu.

Pensées diverses (Laf. 811, Sel. 658). Les deux plus anciens livres du monde sont Moïse et Job, l’un juif, l’autre païen, qui tous deux regardent Jésus‑Christ comme leur centre commun et leur objet.

 

Mots-clés : ExpérienceHeureuxHommeJobMalMisèreParlerPlaisirSalomonVanité.